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Épisode 34 Comportement alimentaire

Est-ce que manger un dessert fait grossir ?

Série Comportement alimentaire #4 : ce qui se joue derrière l'envie de dessert

Podcast L'art de s'aimer · avec Élodie & Étienne · · 28 min

Tu regardes la carte des desserts, tu en as envie… et une petite voix te dit : « si je le prends, je ruine tous mes efforts ». Alors tu négocies, tu calcules, tu culpabilises avant même la première bouchée. Élodie et Étienne décryptent ce qui se joue derrière cette envie, avec leur approche bio-psycho-émotionnelle.

Sur le plan biologique : ce que ton corps réclame

Pour se sentir bien et éventuellement perdre du gras, le corps a d'abord besoin de recevoir assez d'énergie et de nutriments. Une envie de dessert très forte peut venir :

Quand on ne répond pas à ses besoins, on lutte contre son propre corps. Le sujet n'est pas de combattre l'envie, mais de remettre de la sécurité dans son corps. C'est d'ailleurs pourquoi Unit Coaching propose un bilan sanguin détaillé à ses coachés.

Alors, est-ce qu'un dessert fait grossir ?

Tout dépend de la fréquence, de la quantité, de l'ensemble de ce que tu manges… et surtout de ton quotidien. Deux personnes qui mangent la même barre chocolatée tous les jours, l'une sédentaire, l'autre sur un chantier toute la journée avec une bonne masse musculaire, n'auront pas le même corps. D'où l'importance du muscle.

Un dessert qui répond à un vrai besoin énergétique ne sera pas forcément stocké. En revanche, des desserts systématiques, sans faim, en plus d'un surplus quotidien, ou une alimentation très industrielle et pauvre en protéines (qui rassasie peu et donne envie de plus), auront un autre effet.

Étienne va plus loin : pour se sentir bien dans son corps, vivante et libre (on ne parle pas d'abdos à 8 % de masse grasse), ce que tu fais au quotidien compte plus que ton assiette : mouvement, stress, sommeil, récupération, relations, hormones.

Premier réflexe, donc : as-tu tout ce qu'il faut dans ton assiette ? Si tu manges peu de féculents, ajoute-en et observe si l'envie de dessert est toujours aussi forte.

Plaisir, habitude ou automatisme ?

Consulter la carte des desserts avant tout le reste n'a rien de grave. Mais ça peut en dire long. Avant, Élodie le faisait pour savoir comment elle allait « se régaler » : entrée, plat, fromage et dessert, pour rattraper tout ce qu'elle s'interdisait en semaine.

Aujourd'hui, elle regarde encore… mais différemment. Elle repère ce qui pourrait lui faire envie, puis écoute sa faim. Selon le plat, elle n'a parfois plus de place ; parfois si, juste par envie. Parfois rien ne la tente, et elle prend une entrée. Ce n'est plus la même dynamique.

Un comportement alimentaire normal, c'est : aujourd'hui j'en ai envie, j'en mange ; demain non, et mon corps gère.

Ce qui pose question, c'est tout le bruit autour : « est-ce que je le prends ? je vais culpabiliser, que vont dire les autres ? ». Mais il y a des stades et des nuances : cocher une case ne veut pas dire qu'on a « un problème ».

Sur le plan émotionnel : quelle place pour le plaisir dans ta vie ?

Si le dessert est ton grand moment de plaisir, demande-toi à quel point tu te régales dans le reste de ta vie. À l'époque, Élodie était très seule. Coach sportive, levée tôt, elle ne pouvait pas sortir avec ses amis : pendant qu'ils faisaient la fête, elle était devant son écran. Tristesse, colère, sentiment d'injustice, épisodes de déprime réguliers… et sans doute un épuisement qu'on ne savait pas encore nommer.

Dans ce contexte, le dessert devient une recharge de plaisir immédiat, un moyen de fuir une émotion qu'on ne s'autorise pas à vivre. Les émotions refoulées (tristesse, honte, culpabilité) finissent toujours par chercher une compensation. Le breathwork fait partie des outils qui aident à les vivre plutôt qu'à les garder bloquées dans le corps.

Et attention : manger par émotion fait aussi partie d'un comportement normal. Partager un dessert dans un moment de joie, sans débat intérieur, c'est très bien.

Sur le plan psychologique : le sens et les croyances

Ta vie a-t-elle du sens pour toi ? Ou enchaînes-tu métro-boulot-dodo en te sentant inutile ? Élodie s'ennuyait profondément dans des cours préchorégraphiés, mais n'osait pas changer : « j'ai fait des études pour ça, je ne sais faire que ça ». Résultat : « je n'aime pas ma vie, mais j'aime le dessert ». Le dessert permettait de s'évader.

Elle évoque aussi ses atypies, notamment sa haute sensibilité : un dialogue intérieur incessant que manger permettait de faire taire. Comprendre ce fonctionnement lui a permis de trouver d'autres solutions, plus bénéfiques. Elle rappelle qu'elle était allée jusqu'à l'hyperphagie, qui relève d'un trouble à part entière, à distinguer de simples envies ou compulsions occasionnelles.

Les trois dimensions à retenir

Derrière une envie de dessert, il y a un besoin : biologique, émotionnel ou psychologique, et souvent les trois à la fois. C'est cette lecture globale qui permet de savoir ce qui se passe pour toi, et de retrouver la liberté de choisir sans juger chaque bouchée.

Ces trois dimensions sont au cœur de l'immersion Unit Coaching dans les Landes. Pour faire le point sur ton comportement alimentaire, fais le quiz.

À retenir

  • Un dessert ne fait pas grossir en soi : fréquence, quantité, besoins et mode de vie comptent.
  • Une envie très forte peut signaler un corps en manque d'énergie ou de nutriments.
  • Si le dessert est ta principale source de plaisir, regarde la place du plaisir dans ta vie.
  • Manger par émotion est normal ; fuir systématiquement ses émotions par la nourriture, moins.
  • Biologique, émotionnel, psychologique : l'envie a souvent plusieurs causes à la fois.
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La série « Comportement alimentaire »