Le travail reprend, les enfants retournent à l'école, on veut reprendre le sport et mieux manger… et on commence l'année déjà épuisée. Élodie et Étienne partagent 7 clés pour alléger ta charge mentale, des plus concrètes aux plus profondes.
La charge mentale, de quoi parle-t-on ?
Élodie a longtemps été saturée sans mettre de mot dessus. Étienne distingue trois types de charges : physique, émotionnelle et mentale. Plus elles s'accumulent sans récupération, plus on se rapproche de l'épuisement. La charge mentale, c'est tout ce qui pèse dans ta tête : les « il faut », les « je dois », les choses à ne pas oublier.
Clé n°1 : écrire pour libérer ton esprit
Élodie n'aimait pas écrire et a longtemps résisté. Mais noter tout ce qui encombre ton esprit, au fil de la journée, sur papier ou dans ton téléphone, libère un espace énorme. La pression de « ne pas oublier » est parfois plus lourde que la tâche elle-même. Et si on oublie, on culpabilise, ce qui rajoute encore une couche… voire une compensation alimentaire.
Clé n°2 : trier, prioriser… et supprimer
Classe tes tâches :
- urgentes, que toi seule peux faire ;
- moins urgentes, que toi seule peux faire, mais qui peuvent attendre ;
- urgentes, mais qui peuvent être déléguées ;
- ni urgentes, ni indispensables… qui peuvent souvent aller directement à la poubelle.
Étienne l'avoue : il note régulièrement des idées « qu'il serait super de faire », n'y revient jamais, et ça n'a aucun impact. Beaucoup de tâches viennent d'injonctions, pas de vrais besoins.
Clé n°3 : déléguer sans viser la perfection
Le piège : « tout est urgent et il n'y a que moi qui peux le faire ». Déléguer suppose d'accepter que ce ne soit pas fait exactement à ta façon. Mieux vaut une tâche imparfaite qu'un épuisement total dès septembre. Et si tu exploses, ce sont les autres qui devront faire à ta place, de toute façon.
Élodie plaide coupable : en laissant la main, elle a découvert que les autres avaient de bonnes idées, parfois meilleures que les siennes. L'ego prend un petit coup, mais elle est déchargée.
Étienne prend l'exemple du jardin : même si quelqu'un l'entretient deux fois moins bien que lui, il est entretenu, et lui a gagné du temps. Concentre-toi sur ce que tu as gagné et sur ce qui a été bien fait, plutôt que sur ce qui diffère de ta façon de faire. Et si une répartition ne fonctionne pas, ce n'est pas un échec : on ajuste.
Clé n°4 : diminuer tes attentes envers toi-même
Pour Étienne, c'est la clé principale. « Je dois être parfaite partout, reprendre le sport, assurer au travail, gérer la rentrée des enfants et la maison » : c'est le meilleur moyen de s'épuiser. Ce sont nos attentes qui nous font souffrir.
Élodie propose un changement de regard libérateur : et si on acceptait d'emblée que la rentrée allait être un peu chaotique, comme chaque année ? Nouveaux horaires, nouvelle école, cantine, bus… C'est un fait. « Je vais faire de mon mieux, certaines choses vont marcher, d'autres non. » Rien que ça enlève un poids.
Si tu arrives à baisser tes attentes et à te dire « ça va passer », une grande partie de ta charge mentale disparaît déjà.
Étienne a cette faculté de passer vite à autre chose face à une galère : des clés perdues, la maison fermée ? Tant pis, on ne peut rien y faire maintenant, on cherche une solution au lieu de se flageller. Une compétence qui se travaille.
Clé n°5 : demander de l'aide et communiquer tes besoins
Beaucoup de femmes accompagnées par Unit Coaching sont fortes, gèrent beaucoup, et pensent que demander de l'aide est une faiblesse. C'est l'inverse : il faut de la force pour le faire. Tu as 24 heures dans une journée et une énergie limitée. En unissant les forces, on va plus loin.
Clé n°6 : arrêter de subir la comparaison
Tu verras toujours des femmes qui semblent tout gérer. Mais chacune montre ce qu'elle veut montrer. Se comparer n'est pas un problème en soi, on le fait en permanence. Ce qui compte, c'est ce que tu en fais : te flageller (« moi je n'y arrive pas »), ou t'inspirer (« tiens, je n'ai jamais essayé de cette façon »).
Étienne admire la régularité d'Élodie sur les réseaux sociaux. Il pourrait s'en vouloir de ne pas faire pareil… mais il sait aussi qu'elle y passe parfois une heure à 23 h. On ne connaît jamais toute la vie de la personne à qui l'on se compare.
Clé n°7 : comprendre ton histoire et tes croyances
On peut appliquer toutes ces clés et rester coincée. Car nos comportements viennent de notre éducation, des événements vécus et des croyances qu'on en a tirées. Si tu as grandi avec l'idée qu'il faut toujours travailler plus pour être aimée, tu vas naturellement accumuler.
Tu sais sûrement déjà ce qu'il faudrait faire. Si tu n'y arrives pas, c'est que des croyances, des peurs ou des automatismes te freinent. Parfois, il suffit de réaliser qu'on fait les choses ainsi « parce qu'on nous l'a appris ». Parfois, il faut se faire accompagner pour changer ses perceptions en profondeur.
À retenir
- Écris tout ce qui encombre ton esprit : la peur d'oublier pèse lourd.
- Trie tes tâches et ose en supprimer.
- Délègue en acceptant que ce ne soit pas fait à ta façon.
- Baisse tes attentes : la rentrée peut être chaotique, et c'est OK.
- Si tu sais quoi faire sans y arriver, regarde du côté de tes croyances.