Toutes les ressources
Épisode 29 Récupération

Breathwork : respirer pour mieux vivre

Comment ta respiration influence ton stress, tes craquages et ton poids

Podcast L'art de s'aimer · avec Élodie & Étienne · · 31 min

Tu respires des milliers de fois par jour sans y penser. Et si ta façon de respirer jouait sur ton stress, tes émotions, ton sommeil… et même tes craquages ? Élodie et Étienne présentent les deux grandes facettes du breathwork, littéralement le « travail du souffle », telles qu'ils les pratiquent chez Unit Coaching.

Le breathwork fonctionnel : ta respiration au quotidien

Pour simplifier, notre système nerveux a deux modes :

Quand on respire souvent par la bouche ou par le haut du corps, on entretient ce mode d'alerte. Or un corps qui ne récupère jamais, c'est comme faire du sport 24 h/24 sans repos : il s'épuise, et un corps en insécurité a plus de mal à déstocker. Avoir un toit, un travail et une famille ne suffit pas : on peut cocher toutes les cases et rester en insécurité à l'intérieur.

La respiration permet justement de réguler ce système : des respirations pour s'activer, d'autres pour s'apaiser (en expirant plus lentement qu'on inspire), d'autres pour équilibrer les deux, comme la cohérence cardiaque. Quelques minutes suffisent.

Le piège du ventre rentré

Au quotidien, l'idéal est une respiration ventrale, où le ventre bouge naturellement. Mais quand on n'aime pas son ventre, on le rentre, d'abord consciemment, puis sans même s'en rendre compte. Ajoute des jeans serrés, des leggings compressifs ou une gaine, et la respiration remonte vers les côtes, voire le haut de la poitrine. Exactement comme quand on est stressé.

Élodie a mis beaucoup de temps à replacer sa respiration dans son ventre, tant elle l'avait bloquée pendant des années. Ses conseils :

Respirer par le nez

Le nez est fait pour respirer, la bouche pour parler. Le nez filtre, réchauffe ou refroidit l'air avant qu'il n'atteigne les poumons, ce qui soutient aussi le système immunitaire. Une respiration buccale chronique peut même, avec le temps, influencer la position de la langue et de la mâchoire. La bonne nouvelle : on peut rééduquer cela à tout âge.

Si tu souffres d'apnée du sommeil, le travail respiratoire peut être un complément intéressant, toujours en lien avec ton médecin.

Il n'existe pas de « bonne » respiration universelle. En Pilates, on respire volontairement par les côtes pour engager les abdominaux profonds ; le yoga utilise d'autres techniques. Tout dépend du contexte et de l'objectif. La différence clé : une respiration consciente apporte des bénéfices, une mauvaise habitude inconsciente crée des problèmes.

Tolérance au CO₂ : le lien avec tes émotions

On ne manque presque jamais d'oxygène. Ce qui nous pousse à respirer, c'est notre tolérance au CO₂. Pour Étienne, elle reflète aussi notre tolérance au stress : une faible tolérance va souvent de pair avec plus de difficultés à gérer les imprévus, les remarques… et donc plus de risques de manger ses émotions, de mal écouter sa faim, de mal dormir et de mal récupérer.

Elle se travaille : mécanique respiratoire, certaines pratiques sportives, exercices d'apnée encadrés. Les apnéistes sont de vrais maîtres en la matière.

Le breathwork immersif : libérer ses émotions

Deuxième grande facette : utiliser la respiration pendant 30 minutes à plus d'une heure pour entrer dans un état de conscience modifié et laisser s'exprimer des émotions « somatisées », celles qu'on n'a pas osé vivre ou dire.

« État de conscience modifié » peut faire peur. Pourtant, tu le connais déjà : quand tu arrives au travail sans te souvenir du trajet, ou quand tu es absorbée par un film. Pendant une séance, tu restes consciente et en contrôle. Tu sors simplement du mental pour revenir dans ton corps. C'est particulièrement intéressant si tu penses beaucoup, si ta charge mentale est lourde ou si tu te sens déconnectée de ton corps.

On ne cherche pas le pourquoi du comment. Il se passe ce qui doit se passer, et chaque séance est différente.

Les précautions indispensables

Le breathwork fonctionnel convient à tout le monde. Le breathwork immersif, lui, modifie notamment le pH sanguin et l'activité cardiaque : il existe des contre-indications. Il doit se pratiquer avec une personne formée et expérimentée, qui te fait remplir un questionnaire de santé et signer une charte. Si ce n'est pas le cas, ne va pas plus loin.

L'expérience d'Élodie

Les premières fois, en bonne « contrôlante », elle était très stressée. Elle a commencé doucement, en sachant qu'elle pouvait arrêter à tout moment, et en disant clairement que c'était sa première fois. Petit à petit, elle a réussi à lâcher prise.

Une séance, on rit ; une autre, on pleure ; parfois on crie, parfois il ne se passe rien de particulier. Elle ne promet pas de changement en un claquement de doigts, plutôt une transformation de fond : plus de légèreté, une autre façon de ressentir son corps et les autres.

Étienne recommande d'essayer au moins une fois, idéalement trois ou quatre séances pour maîtriser la mécanique, puis, si ça te plaît, une fois par mois. Ils proposent des séances à distance ou en présentiel : retrouve les dates sur la page Événements.

À retenir

  • Ta respiration influence directement ton système nerveux, et donc ton stress et ta récupération.
  • Rentrer ton ventre en permanence modifie ta façon de respirer : redonne-lui du mouvement.
  • Le nez est fait pour respirer, la bouche pour parler.
  • Une meilleure tolérance au CO₂ aide à mieux gérer le stress et les émotions.
  • Le breathwork immersif libère les émotions, mais se pratique toujours avec un professionnel formé.
En quête d'une transformation profonde ?
Découvre le Pack Transformation et sois enfin libérée de tes blocages.
Découvrir le pack

À écouter aussi