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Épisode 26 Poids & corps

Peur de grossir pendant les vacances ?

Et si le regard des autres y était pour quelque chose ?

Podcast L'art de s'aimer · avec Élodie & Étienne · · 33 min

Les vacances devraient rimer avec liberté. Pourtant, pour beaucoup, elles réveillent une vraie angoisse : glaces, apéros, barbecues, rythme bousculé… et le regard de la famille ou des amis. Élodie raconte comment elle vivait cette période avant, et ce qui a changé.

Les trois grandes peurs des vacances

Rien que de nommer laquelle te parle le plus, c'est déjà mettre de la conscience sur ce qui se joue pour toi.

Avant : des vacances préparées par la restriction

Pour Élodie, les vacances commençaient bien avant le départ : deux semaines, un mois de restriction pour « avoir de la marge ». Puis, sur place, une petite voix qui comptait les glaces. Et au moment où elle s'autorisait enfin à manger, impossible de s'arrêter.

Le regard des autres pesait lourd : personne ne savait ce qu'elle vivait avec l'alimentation. Elle pouvait finir un repas avec dessert, puis aller manger du chocolat en cachette aux toilettes. En vacances, en bungalow avec ses parents, c'était encore plus compliqué. Elle allait même jusqu'à glisser du chocolat dans sa valise quand elle partait à l'étranger.

Aujourd'hui : plus de cachette, plus de soupape

Désormais, elle rapporte au contraire des chocolats des pays qu'elle visite, pour goûter. Ce qui a changé ? Elle est sortie de l'équilibre « restriction / foutu pour foutu ». Si elle a envie de deux ou trois carreaux plusieurs jours de suite, elle les mange, puis parfois n'en a plus envie pendant un mois.

Plus aucune crise d'hyperphagie depuis, même lors d'événements très difficiles comme le décès de sa mère. Elle est même allée jusqu'à se tester, de façon encadrée, avec un paquet de bonbons au chocolat qu'elle pouvait autrefois finir en quelques secondes : aujourd'hui, c'est vite écœurant.

Quand tu t'autorises au quotidien ce qui te fait du bien, tu n'as plus besoin de soupape.

Élodie et Étienne ne partagent pas l'idée qu'on ne guérit jamais de ses troubles alimentaires. Ils rappellent aussi qu'un tel chemin se fait accompagné, surtout avec des antécédents importants.

Ne plus subir le regard des autres

Élodie se cache beaucoup moins et ose dire les choses, pas dans toutes les situations, mais bien plus qu'avant. Son repère : si ce que je fais ne gêne personne, je le fais. Si ça impacte les autres, je cherche un compromis. Par exemple, plutôt que d'attendre en silence un dîner prévu à 21 h, demander s'il est possible de manger à 20 h 30.

Souvent, le refus qu'on redoute, c'est nous qui nous l'imposons en ne demandant pas.

Une coachée devenue maman en a fait l'expérience : quand on lui a suggéré de faire manger son bébé avant le repas pour que tout le monde mange ensemble, elle a choisi de répondre qu'il mangerait quand il aurait faim. Une affirmation qu'elle n'aurait pas osée auparavant.

La première étape : apprendre à te connaître

On ne peut pas exprimer des besoins qu'on ne connaît pas. Quand on n'est pas sûre de soi, ça se sent, et l'entourage en joue (« tu ne fais plus comme avant ! »). Le jour où ton nouveau rythme devient une évidence pour toi, les remarques disparaissent. Parfois, ce sont même les autres qui commencent à faire comme toi.

Étienne glisse une idée piquante : quand on a peur du regard des autres, c'est souvent qu'au fond, on aimerait qu'ils nous regardent avec admiration. La bonne nouvelle, c'est qu'en avançant vers ce qui compte pour toi, tu inspires naturellement.

À l'inverse, céder sans cesse en pensant être gentille crée de la rancune. Un jour on explose, et on passe pour la méchante… alors qu'on n'avait simplement jamais exprimé ses besoins.

Profiter de ses vacances sans culpabiliser

  1. Relativise. Tu ne vas pas tout révolutionner en deux semaines. Lâche le besoin d'être parfaite.
  2. Observe. Où est-ce que je choisis, où est-ce que je subis ? Ai-je vraiment envie de cet apéro tous les soirs, ou est-ce que je n'ose pas dire non ?
  3. Communique. Si tu ne dis pas tes besoins, difficile qu'on les respecte. Et si tu fais différemment, on te posera des questions, sans malveillance.
  4. Propose. Plutôt que de suivre, sois force de proposition. Tu peux manger tes œufs et une tartine beurre-confiture : ce n'est pas l'un ou l'autre.

Et si ton rythme de l'année te convient mais que l'idée de le perdre en vacances te stresse, c'est un signal : il reste du contrôle. Le but est d'avoir assez confiance en ton corps pour partir l'esprit léger, comme une enfant qui découvre.

Se respecter ou s'oublier

Manger ce dont tu as envie au petit-déjeuner, c'est respecter tes besoins. Y renoncer uniquement parce que les autres mangent autre chose, c'est t'oublier. À chaque situation, pose-toi la question : est-ce que je choisis, ou est-ce que je subis ?

Et si tu as du mal à dire non, c'est souvent parce que tu as toi-même du mal à recevoir un non, que tu prends personnellement. Un refus vise une demande, pas une personne.

À retenir

  • Derrière la peur de grossir en vacances se cachent souvent la peur du jugement et de perdre ses repères.
  • Quand tu t'autorises au quotidien, tu n'as plus besoin de « lâcher » en vacances.
  • Le refus que tu redoutes, c'est souvent toi qui te l'imposes en ne demandant pas.
  • Plus tu te connais, plus tu exprimes tes besoins avec assurance.
  • Demande-toi toujours : est-ce que je choisis, ou est-ce que je subis ?
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